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La Direction des PME et de l'Innovation est chargée de l'ensemble des interventions et des investissements de l'Etablissement public Caisse des dépôts concernant le marché du capital investissement ....
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Sommaire

COUP DE FROID
SUR LES USINES A START-UP

LES INCUBATEURS SONT ENSABLES

LES INCUBATEURS
ONT-ILS ENCORE UN AVENIR ?

LES PATRONS POUSSENT LES SALARIES DANS LA NOUVELLE ECONOMIE

LES INCUBATEURS AU PIED DU MUR

 


COUP DE FROID
SUR LES USINES A START-UP
(Figaro du 4/12/2000) Jacques-Olivier Martin
" Fausse bonne idée la création d'incubateurs d'entreprises ? En tout cas, depuis six mois, ces entreprises nées avec la nouvelle économie traversent une passe difficile. Lancées avec le soutien des investisseurs financiers, ces sociétés d'un nouveau genre ont pour vocation de financer et d'accélérer le développement de toutes jeunes entreprises des nouvelles technologies. "
(…)
" Même si les très grands incubateurs souffrent, cette désaffection des marchés boursiers bouleverse avant tout les plans de développement de la myriade de très jeunes incubateurs qui viennent de se lancer. Ils peines à lever des fonds alors que leurs besoins sont structurellement plus élevés que la moyenne des start-up. Ces incubateurs doivent en effet financer les projets qu'ils " incubent ". Par ailleurs, ils doivent couvrir leurs charges d'exploitation. Et leurs besoins sont importants dans la mesure où, pour accompagner ces jeunes créateurs, ils utilisent souvent des équipes de plusieurs dizaines d'ingénieurs et de consultants. Faute de pouvoir remplir leurs caisses, certains, notamment aux Etats-Unis, jettent déjà l'éponge, tels que " Digital Disrunters ", un incubateur de Chicago. D'autres, également en manque d'argent, sont traqués par des incubateurs " vautours ". "
(…)
" Plus grave encore, la frilosité des marchés boursiers
( …) tarit la source de revenu des incubateurs. " De nombreux incubateurs privés ont adopté des stratégies de ventes de leurs participations après 12 à 18 mois. Avec le retournement, ce modèle ne fonctionne plus sur un laps de temps si court " indique Claudine Schmuck, directeur chez Global Cont@ct, une société qui a produit une étude sur les incubateurs présentée le 6 décembre à l'occasion du premier congrès de l'incubation en France " " Confrontés à cette situation, de nombreux acteurs tentent aujourd'hui de revoir leurs sources de financement. Plusieurs solutions sont examinées. Certains sont enclins à faire payer les services de conseil qu'ils prodiguent aux jeunes entreprises. Une stratégie qui pourrait être mal vécue par des entrepreneurs, qui ont le sentiment de payer deux fois : une fois en cédant du capital de leur entreprise à l'incubateur et la seconde fois lorsqu'ils paient les prestations du conseil à ce même incubateur. Autre piste aujourd'hui examinée : l'offre de prestations d'incubation pour les filiales Internet de grands groupes. "
(…)
" D'autres pistes sont explorées sans que l'on sache laquelle sera privilégiée. "
(…)
" Finalement, les investisseurs attendent avant tout que ces usines à start-up fassent leurs preuves. Rien de très scandaleux ! "

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  LES INCUBATEURS SONT ENSABLES
  (Transfert.net mis en ligne le 19/12/2000) Walter Bouvais
  " Un modèle séduisant sur le papier Car les incubateurs privés et indépendants sont eux aussi, et avant tout, des start-ups. Leur modèle consiste, sur le papier, à fournir des services (juridiques, administratifs) et un encadrement à un groupe de jeunes pousses triées sur dossier et hébergées gratuitement sous leur propre toit. "
(…)
" l'incubateur prend une participation significative (25 à 40 %) " (…)
" Ce modèle est séduisant mais l'argent se faisant plus difficile à lever, les incubateurs touchent moins de commissions. Et, avec les reports des introductions en Bourse, ils doivent renoncer à réaliser des rapides plus-values. " Il faut revenir aux sources. Un incubateur a pour mission d'accompagner les start-ups de leur naissance jusqu'à trois années d'existence ", insiste Claudine Schmuck, directrice de Global Contact et auteur d'une étude sur 80 acteurs de l'incubation en France. " C'est vrai que dans notre plan de développement, on projetait de sortir du capital de nos participations en 9 mois, maintenant c'est plutôt un an, concède Laurent Edel, fondateur et responsable de la communication de Républic Alley. Et on envisage plutôt de revendre nos participations que de les introduire en Bourse. "
(…)
" Services payants et diversification En attendant, puisqu'il faut bien vivre, tous ont sorti le " kit spécial disette financière ". Une bonne dose de patience, une mesure de services payants, un brin d'humilité et une pointe de diversification constituent les principaux ingrédients de la " nouvelle incubation ". Côté services payants, Tocamak (ex-Défi-Start-Up) facture les services fournis à ses rejetons. " Nous l'avons toujours fait et c'est ce qui nous distingue des autres, assure Antoine Decitre, le directeur général de l'incubateur. Sur ce point, nous n'avons pas changé ". En fait, les prix ont été cassés pendant la période faste de l'hiver dernier, puis ont singulièrement remonté depuis six mois. Résultat : 10 millions de francs de chiffre d'affaires sur ces six derniers mois, et Antoine Decitre promet la rentabilité avant juin 2001. Côté diversification, plusieurs incubateurs lorgent vers les grandes entreprises. Start-Up Avenue - un incubateur de projets " BtoB " - s'est ainsi orienté vers le conseil. " Nous développons des projets avec les groupes industriels, explique Alain Lévy, fondateur et co-président de l'incubateur. Nous conseillons des entreprises qui souhaitent externaliser des projets de start-ups, que nous accueillons ensuite au sein de notre incubateur ". Ici, conseils et incubation sont payants. En s'adressant à une demande solvable, Start-Up Avenue s'assure un matelas de revenus qui lui permet de financer l'incubation de ses propres start-ups. "
(…)
" Non à la dictature de la success story " Même peu nombreux en France, l'arrivée des privés a fait l'effet d'un coup de pied dans la fourmilière, analyse Claudine Schmuck, directrice de Global Contact et spécialiste du secteur. Ils obligent les " anciens ", les structures publiques, à réfléchir, à réorienter leurs services, à devenir plus agressifs. " Le tonitruant Claude Allègre, de passage au ministère de l'Education Nationale et de la Recherche, l'a bien compris et a créé, dans la loi sur l'innovation, le label d'incubateur public.Trente centres régionaux ou locaux ont déjà reçu ce label, comme, par exemple Atlanpole, la technopole de Nantes-Atlantique. Son directeur général expose la philosophie de l'incubateur public : " Nous n'offrons pas des locaux mais l'accès à un réseau d'experts. Notre but n'est pas forcément de donner naissance à des success stories mais plutôt de mettre en valeur le travail des laboratoires de recherche ", insiste Jean-François Balducchi, également président du Réseau France Technopoles Entreprises Innovation (RFTEI). "
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  LES INCUBATEURS
ONT-ILS ENCORE UN AVENIR ?
  (Netsurf n° 59 Février 2001) Séverine Ghys
 

" Pour beaucoup, l'incubation demeure encore une notion floue. A l'origine, le concept est pourtant simple : une entreprise proposant des locaux, une infrastructure complète (matériel informatique et de télécommunications, services généraux) et des prestations de conseil pour accompagner les start-up tout au long de leur développement, en échange d'une prise de participation au capital.
(…)
Pour VenturePark, un incubateur allemand installé dans le 10ème arrondissement parisien, l'incubateur se trouve à la croisée de trois métiers : " le capital-risque, l'entrepreneuriat et le conseil ". Or, ce rôle de conseil, qui nécessite des compétences spécifiques dans un domaine donné (juridique, financier, managérial, social, marketing…), est de moins en moins exercé par les incubateurs eux-mêmes. C'est ce qu'explique Thomas Legrain, Pdg de Coach Invest : " L'incubateur relève de plusieurs métiers, mais ne peut les exercer tous en même temps, d'où la stratégie d'externalisation vers des prestataires compétents dans chaque domaine ". Laurent Edel, de Republic Alley, le confirme : " Nous ne sommes pas des prestataires de services ". Le cœur du métier d'incubateur se limiterait donc à un rôle d'intermédiaire plus qu'à un rôle d'intervenant. "
(…)

Certains, comme Kangaroo Village, tentent de se distinguer en mettant en avant " une équipe permanente constituée de véritables entrepreneurs, aux-mêmes actionnaires ", selon son Pdg, Philippe Hayat. "
(…)
Tous ces dirigeants semblent à la fois amers et un peu désappointés. Quelques-uns restent néanmoins optimistes. C'est le cas de Vargha Moayed, qui a levé 223 millions de francs pour le compte de VenturePark. Interrogé sur l'avenir du modèle de l'incubateur et sur ses chances d'aboutir dans les années à venir, il répond, toujours confiant : " Il y a encore de l'argent pour dix ans ! Notre modèle marchera.
(…)
Pour de grands groupes, comme Vivendi, Danone, EADS, ou la Société Générale, créer une structure d'incubation constitue aussi un bon moyen de valoriser son image, et plus prosaïquement, d'empêcher le départ des meilleurs cadres de l'entreprise. Nicolas Buhler, qui dirige Pricelab, l'incubateur du cabinet de conseil PriceWaterHouse Coopers, l'avoue : " Il s'agit clairement de retenir nos consultants, en leur offrant une plate-forme pour démarrer un projet ". "
(…)
" Face à la pression des marchés, à la vivacité de la concurrence et au scepticisme des investisseurs, les incubateurs sont plus que jamais en situation d'incertitude. Incertitude par rapport à l'évolution d'un métier qui cherche encore sa place et les clés de sa réussite. Incertitude aussi par rapport à la pertinence d'un modèle économique fondé sur le succès incertain des start-up. Pour Claudine Schmuck, " les incubateurs privés sont aujourd'hui à la recherche d'un modèle économique qui n'est pas encore avéré. Certains ont les moyens de trouver des solutions, mais rien n'est acquis ". "

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  LES PATRONS POUSSENT LES SALARIES DANS LA NOUVELLE ECONOMIE
VA VOIR DEHORS SI J'Y GAGNE
  (Futur(e)s, n° 4, mars 2001) Isabelle Barré
 

" Alors -et c'est aussi un paradoxe-, au moment même où les start-up se ramassent à la pelle, dévissent en Bourse et refroidissent les investisseurs, de plus en plus de grands groupes se mettent à créer des jeunes pousses. "
(…)
" Les cycles d'innovation sont toujours plus courts, il faut savoir réagir très vite, rappelle Claudine Schmuck, directrice de Global Contact, société de veille technologique. Or, le fonctionnement d'une start-up s'adapte bien à ces contraintes. "
(…)
" Le phénomène prend de l'ampleur, dans tous les secteurs. En juin dernier, la Société Générale a ainsi créé une cellule baptisée SGe-projects, destinée à détecter des projets intéressants, en interne comme en externe, dans le domaine de l'Internet, puis de les financer, seul ou avec des partenaires, selon l'intérêt stratégique du projet. " Nous craignions que nos différentes entités n'avancent pas assez rapidement dans le secteur du Net, explique Denis Mathis, responsable de la cellule. Le but est de renforcer le processus d'innovation au sein du groupe. " Et, bien entendu, si ces activités deviennent stratégiques pour la Société Générale, la banque n'exclut pas de racheter les start-up incubées. "

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  LES INCUBATEURS AU PIED DU MUR
  (L'Entreprise n° 185 - Février 2001) Rémy Vallet
 

" Les turbulences affectant les jeunes pousses de la nouvelle économie, loin d'épargner les incubateurs, les ont contraints à préciser leur rôle… et leurs sources de revenus ! " A cause de la réduction des opportunités d'introduction en Bourse des start-up incubées, le modèle de rémunération grâce aux plus-values réalisée n'est plus viable ", admet Jean-Luc Rivoire, PDG de l'incubateur Tocamak (ex-Défi Start-up). "
(…)
" Notre savoir-faire peut facilement se transformer en savoir-facturer ", affirme Gilles Labossière, l'un des fondateurs de Republic Alley. "
(…)
" Les prestations matérielles et de services qu'ils fournissent aux jeunes entreprises pour faciliter leur développement sont les caractéristiques premières des incubateurs, bien plus que le financement d'amorçage qu'ils peuvent apporter ", estime d'ailleurs Claudine Schmuck, directrice de Global Contact, qui a publié un panorama des incubateurs en France. "
(…)
" Notre place dans la chaîne de financement des start-up est en train de se clarifier. Nous recevons désormais des dossiers en provenance de capital-risqueurs qui veulent que les sociétés soient un peu plus développées avant de les financer ", analyse Gilles Labossière. "

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